Aux origines du yoga,
textes fondateurs

Aux origines du yoga
textes fondateurs

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La datation du yoga
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Les textes fondateurs du yoga

LE VEDA

(7000-1500 av. J.-C.)

Il est Sruti c’est-à-dire chuchoté à l’oreille. Il est considéré par les Hindous comme étant une révélation, non humain amené par les Aryens.

« Les plus anciens documents que l’on possède sur les religions de l’Inde sont un ensemble de textes rédigés en sanskrit archaïque auxquels la tradition hindoue donne le nom de Veda, c’est-à-dire « le Savoir », « la Science (par excellence) ». Jouant un rôle analogue à celui de la Bible pour le judaïsme et le christianisme, le Veda fonctionne en principe comme un ouvrage de référence, qui a valeur normative dans tous les domaines intéressant la vie religieuse (rites, croyances) et sociale (organisation idéale de la société, éthique politique). Anciennement (du XVI au VI s. av. J.-C.) les règles védiques ne concernaient en réalité que les couches supérieures de la société et, depuis deux millénaires (ve s. à nos jours), l’hindouisme s’est donné d’autres textes religieux : la Bhagavad Gītā, les Purāṇa, les Tantra, etc. Pourtant, le Veda reste honoré, vénéré ; les jeunes brahmanes en apprennent par cœur de longues séquences, et certains mantras (formules, prières) sont encore utilisés à l’occasion de rites domestiques (mariage, initiation, funérailles). Mais cela n’est que peu de chose en comparaison de ce qu’était la liturgie ancienne, riche, complexe et concernant toutes les activités humaines ». (Jean VARENNE, « VEDA  », Encyclopædia Universalis http://www.universalis.fr/encyclopedie/veda)

LES UPANISHADS

(vers 800 av. J.-C.)

Ils sont SMRTI, c’est-à-dire «… composés par de saints personnages à seule fin «d’adapter» la doctrine védique aux conditions particulières de notre «âge cosmique» (Jean VARENNE, « SMṚTI, hindouisme », Encyclopædia Universalis : http://www.universalis.fr/encyclopedie/smrti-hindouisme)

Écrits par l’homme. Ils sont des commentaires et/ou des explications des textes fondateurs. (Vers 800 av JC) on peut les considérer comme une campagne de vulgarisation du VEDA.

Pour aller plus loin:

https://www.franceculture.fr/emissions/les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance/philosophies-indiennes-14-upanishads-les-textes

LE MAHABHARATA

(vers 400 av. J.-C.)

Le Mahābhārata est une épopée sanskrite de la mythologie hindoue comportant, selon le décompte de Vyasa, 81 936 strophes (shlokas) réparties en dix-huit livres (parvan). Il est considéré comme le plus grand poème jamais composé.

Le Mahābhārata est un livre sacré de l’Inde, qui relate la « Grande Geste » des Bhārata, grand poème épique datant des derniers siècles av. J.-C. C’est une saga mythico-historique, contant des hauts faits guerriers qui se seraient déroulés environ 2 200 ans avant l’ère chrétienne, entre deux branches d’une famille royale : les Pandava et leurs cousins, les Kaurava, pour la conquête du pays des Arya, au nord du Gange.

C’est l’un des deux grands poèmes épiques de l’Inde, fondateur de l’hindouisme avec le Ramayana. L’origine de ces deux grandes épopées indiennes très anciennes est incertaine. Le Mahābhārata est censé avoir été rédigé par Ganesh sous la dictée du sage Vyasa. En réalité on ne sait s’il s’agit d’une œuvre collective, revue et modifiée au fil des siècles (4e siècle av. J.-C. – 4e siècle ap. J.-C.), ou celle d’un unique poète, composée dans un contexte particulièrement précis de l’histoire indienne. . . Le Mahābhārata, dont tout Indien connaît l’histoire, reste très actuel, à tel point que les héros divins restent des exemples. Ainsi, si l’épouse de Râma dans le Ramayana, Sîtâ, est le modèle de la femme fidèle, dans le Mahābhārata les femmes sont les égales des hommes, combattent à leurs côtés et ont leur franc-parler. . .

Au tout début du Mahābhārata, au Livre I, « Le Livre des Commencements « dans la forêt Naimisha, un brahmane de grande lignée, Shaunaka, réunit traditionnellement une session sacrificielle tous les douze ans. Un conteur se présente. Il commence par raconter l’histoire des ancêtres de son hôte : Cyavana, l’ascète farouche rajeuni par les dieux, Pramadvara, l’Eurydice indienne, mordue par un serpent et sauvée de la mort par son époux Ruru. L’un des épisodes du Mahābhārata, la Bhagavad-Gita (Le Chant du Seigneur), inclus dans le sixième livre, est à lui seul un traité de la «Voie de l’Action» que l’on pourrait rapprocher des traités de chevalerie du Moyen Âge, et qui montre que la connaissance doit précéder toute action, car sans elle, l’action ne serait que vaine agitation.

Chef-d’œuvre de la pensée hindouiste, il raconte les conseils moraux donnés par Krishna à Arjuna, qui se désespère de devoir participer à une bataille où beaucoup de ses amis et parents risquent de perdre la vie. C’est un texte fondamental pour connaître la vie de l’Inde classique et c’est aussi un exposé des idéaux hindouistes. La Bhagavad-Gita est aussi essentielle dans le yoga. C’est au cœur de celle-ci que Krishna transmet à Arjuna les différentes formes du yoga.

Pour aller plus loin:

Faut-il renoncer pour mieux avancer ? – Ép. 1/4 – La Bhagavad Gītā (franceculture.fr)

Krishna, libère-moi ! – Ép. 2/4 – La Bhagavad Gītā (franceculture.fr)

Le yoga, voyage au centre de soi – Ép. 3/4 – La Bhagavad Gītā (franceculture.fr)

Le yoga, voyage au centre de soi – Ép. 3/4 – La Bhagavad Gītā (franceculture.fr)

RAMAYANA

(vers 300 av. J.-C.)

Est la deuxième grande épopée. Elle met en scène le prince Rama et son épouse Sita. C’est un poème épique sur l’humanité et l’humain.

LES DARSANAS

(VIIIe s.)

Dans la philosophie indienne, le terme darśana a le sens de « point de vue » et désigne les différents systèmes dont chacun présente une façon particulière de regarder la réalité et une interprétation originale des écritures sacrées, les Vedas. …  Darśana désigne généralement six grands systèmes, groupés par couples :

  • le Mimāṁsā (théologie) et le Vedānta (la métaphysique),
  • le Nyāya (la logique) et le Vaiśeṣika (la physique),
  • le Sāmkhya (cosmologie qui explique l’être humain dans ses 24 constituants) et le Yoga (traité de psychologie humaine).

(« DARSANA », Encyclopædia Universalis, URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/darsana/)

LE RAHASYA YOGA

(IXe s.)

Vers le 9e siècle, NATHAMUNI écrit un texte : le RAHASYA Yoga. (NATHAMUNI est un ancêtre de Tirumalai KRISHNAMACHARYA.)

Au Moyen âge, il n’existe qu’un Yoga qu’on appelle Rajayoga ou Yoga royal, Yoga de Patanjali, Le Yoga des Yogas, Yoga Ashtānga (yoga des huit membres).

Au 12e siècle, ce yoga se divise en trois voies 

  • TAPAS : l’ascèse, la discipline va donner Le KARMA YOGA : yoga de l’action.
  • SVADHYAYA, travail sur la connaissance de soi-même => Le JNANA YOGA : yoga de la connaissance.
  • ISVARAPRAṆIDHANAN, se défaire du résultat de ses actions, confiance en īśvara (Dieu, ce qui nous dépasse…) => Le BHAKTI YOGA : yoga de la dévotion.

LE HATHA-YOGA-PRADÎPIKÂ

(XVe s.)

Il est un traité sanskrit d’Hatha-Yoga qui décrit des postures.

Le Hatha-yoga- Pradîpikâ est l’œuvre d’un certain Cintamani qui semble avoir vécu au XVe siècle. Il s’appuie sur deux traités (le plus important est perdu) qui faisaient autorité avant lui et qui sont attribués à Goraksanatha, yogin célèbre du Xe siècle.

Le yoga s’inscrit dans une logique de réincarnation. Il fallait donc faire un travail pour se délivrer du corps, interrompre le cycle de réincarnations. Sur France culture, Michel Angot parle de « suicide du corps » 

Le Hatha-yoga lui, dit que seul le corps vit. Ceci est très en lien avec le tantrisme. En Inde, les personnes pouvaient faire 7h de yoga par jour, tous les jours à partir de l’âge de 7 ans. Ce yoga est très dur pour les corps non préparés.

Les Yoga Sutra s’opposerait, alors, au Hatha-yoga. Le premier serait spirituel, le second une gymnastique. Mais dès ses premières lignes Le Hatha-yoga-Pradîpikâ écarte d’avance l’hypothèse de cette opposition.

Pour elle, le Yoga Royal, ou de Patanjali, est simplement le couronnement du Yoga !

Depuis plusieurs années, L’action thérapeutique du yoga y est privilégiée et il est reconnu en Inde par le Ministère de la Santé.

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